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TV : Entre beIN Sports et le PSG, Nasser Al-Khelaïfi a choisi

Alors que beIN Sports France va disparaître des radars en Ligue 1 à partir de la saison prochaine, Nasser Al-Khelaïfi, lui, restera un acteur majeur du football français, via son poste de président au PSG.

Depuis 2012, la chaîne qatarie diffuse des matchs du championnat de France. Mais entre 2020 et 2024, beIN ne diffusera plus que deux rencontres de Ligue 2, sachant que Canal+ a racheté son lot L1 acquis lors du dernier appel d’offres de la LFP. À partir de la rentrée prochaine, beIN Sports sera donc « libérée d’un poids », selon L’Equipe. Car pendant huit ans, le média a toujours dû se soucier de sa position par rapport au PSG. Tout simplement parce que Nasser Al-Khelaïfi est à la fois le boss de club parisien, et le président de beIN Media Group. Un manque d’indépendance parfois critiqué en France, surtout quand NAK a dû négocier le paiement d’une dernière partie des Droits TV de la saison 2019-2020 avec Canal+ et… beIN. Mais au final, et si l’on en croit les propos des personnes impliquées auprès d’Al-Khelaïfi, l’homme d’affaires n’a jamais mélangé ses deux activités.

Al-Khelaïfi « a établi un ordre des priorités »

Luis Fernandez, consultant de beIN Sports : « Je n’ai jamais reçu aucune remarque. Pourtant, quand cela allait moins bien pour le PSG, j’ai eu l’occasion de le dire ! Et lorsque je suis revenu au club pour m’occuper de la formation, cela n’avait rien à voir. Antero Henrique était venu me chercher, pas Nasser. Et il faisait appel à l’ancien joueur et entraîneur du PSG, pas au consultant de beIN ! ».

Charles Biétry, créateur de la chaîne beIN Sports France : « Je n’ai jamais reçu la moindre consigne pour privilégier le PSG sur l’antenne ou le commenter différemment. Jamais ! Le seul avantage qu’on avait et qui existe toujours, c’est l’accès aux images inside du club avec le magazine This is Paris de PSG TV ».

Bernard Caïazzo, co-président de l’AS Saint-Etienne : « Il essaye toujours d’arranger le plus possible les choses et de rendre service. Quand on parle de beIN, il n’est pas toujours très bien. Il a la courtoisie de dire à chaque fois : ‘Si vous voulez, je sors de la pièce’. Il ne veut pas s’en mêler. Mais on lui dit de rester parce qu’on sait bien qu’il aura de toute façon vent de nos échanges. Il a établi un ordre des priorités. Entre réaliser un résultat d’exploitation positif avec beIN et gagner la Ligue des Champions, le choix a été vite fait ».

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