Daniel Riolo

Covid-19 : Daniel Riolo explique comment la L1 s’est tirée une balle dans le pied

Malgré tous les efforts de Jean-Michel Aulas, le président de l’Olympique Lyonnais, la saison 2019-2020 de Ligue 1 ne reprendra pas.

Pourtant, tout va dans le bon sens en France par rapport à la crise sanitaire du Covid-19. Vu qu’à partir du 2 juin prochain, toutes les activités vont reprendre, sauf pour les sportifs collectifs, dont le football… Car si le Premier Ministre a autorisé les footballeurs pros à reprendre l’entraînement dès la semaine prochaine, les matchs seront interdits jusqu’en juillet. Mais rien n’empêchait de finir le championnat en juillet et en août… Sauf qu’au final, l’Etat français et la LFP ont rendu une potentielle reprise de la L1 caduque en prenant une décision trop hâtive dès la fin du mois d’avril. Tout cela parce que le gouvernement n’a pas voulu offrir un privilège au foot. Un choix que Daniel Riolo explique avec le déroulement des faits.

« C’est le désordre de la décision qu’il faut dénoncer »

« Le foot est devenu pour le gouvernement un outil de communication. En France, il y a une relation amour – haine avec le football. En aucun cas il a été envisagé que le football puisse reprendre en même temps que les autres activités professionnelles. D’ailleurs, dans le discours d’Edouard Philippe le 28 avril, le foot était le seul sport nommé avec un ton grave. Le week-end d’avant, tout le monde a travaillé à la Ligue, avec un protocole sanitaire et un scénario de reprise au 17 juin. Mais tout a basculé à cause de plusieurs personnes. D’abord avec l’intervention de l’UNFP et de Sylvain Kastendeuch, car selon eux, les joueurs ne voulaient pas reprendre. Ensuite, le président du Paris FC, Pierre Ferracci, est intervenu. Il a parlé de foot à Macron, car ils sont très proches. Il lui a dit qu’une reprise du foot serait une erreur politique. Donc voilà comment s’est décidé l’arrêt de la L1. Et là, la dernière déclaration du Premier Ministre, c’est un peu la fin du combat de lobbies entre l’OM et l’OL. Et c’est Marseille qui a gagné cette guéguerre politique face à Lyon. L’OM a des supporters bien placés autour du pouvoir, d’abord le président lui-même, mais aussi des députés, ou le mari de la Ministre des Sports… Aulas a tout fait jusqu’au bout. Mais aucun président ne s’est exprimé. Beaucoup d’entre eux ont voulu se payer Aulas. Mais l’intérêt collectif du football, ça aurait été d’attendre, de réétudier le dossier, et de savoir si oui ou non le foot pouvait reprendre. C’est le désordre de la décision qu’il faut dénoncer. Les gens n’ont pensé qu’à leur tronche… Quillot et Boy de la Tour sont les seuls qui ont travaillé dans l’intérêt du foot français dans cette histoire », a détaillé, dans l’After Foot, le journaliste de RMC, qui sait que les clubs français vont regretter leur choix, compte tenu du fait que tous les autres grands championnats européens vont finir leur saison…

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