La Chaîne L'Equipe

EdF : Dix ans après Knysna, Raymond Domenech raconte le fiasco

Même s’il n’a plus entraîné depuis le fiasco de la Coupe du Monde 2010, Raymond Domenech fait toujours autant parler de lui.

Absent des terrains depuis dix ans, l’ancien sélectionneur de l’équipe de France est toujours présent dans le monde du football français. Président du syndicat des entraîneurs, Raymond Domenech donne aussi son avis sur l’actualité footballistique sur le plateau de La Chaîne L’Equipe. L’occasion pour lui de revenir sur certains évènements marquants de sa carrière. Si quelques suiveurs lui parlent parfois de la finale perdue au Mondial 2006, la plupart des acteurs du foot français lui remettent surtout l’affaire Knysna devant les yeux. Et ces dernières heures, l’homme de 68 ans n’a pas pu passer à côté, vu que cela fait dix ans jour pour jour que les Bleus ont fait la grève de l’entraînement en Afrique du Sud. Un fiasco lors duquel les joueurs français sont restés dans leur bus, avant que Domenech ne finisse par lire leur lettre devant les médias. Un épisode pleinement assumé par le sélectionneur de l’époque.

« Prendre la décision de lire la lettre, c’est une erreur totale »

« Suis-je coupable de Knysna ? Coupable, non. Responsable mais pas coupable, comme dit la formule célèbre. Ce jour-là, je sentais qu’il se préparait quelque chose. Au déjeuner, j’ai dit en rigolant : “J’espère qu’ils ne vont pas faire la grève de l’entraînement”. Mon staff a éclaté de rire, c’était tellement improbable. J’ai essayé de pêcher les infos, j’ai parlé avec Hugo Lloris, qui m’a dit avant de partir à l’entraînement : “On va faire une connerie”. Dans le bus, avant l’entraînement, j’ai dit aux joueurs : “Je ne sais pas ce que vous allez faire mais il y a des caméras. Tout va être disséqué, soyez vigilants. J’espère que vous n’avez pas oublié qu’on est là pour jouer une Coupe du Monde”. On a beaucoup tapé sur Pat Evra mais, en tant que capitaine, il s’est retrouvé coincé. C’est une sorte de loi de la meute. Prendre la décision de lire la lettre, c’est une erreur totale. Ce n’était pas à moi d’assumer leurs responsabilités. J’ai manqué de lucidité. En fait, je me suis posé, comme je le fais souvent, c’est ma nature, en responsable de tout. Les responsables, ce sont ces indécis qui s’en foutaient, ceux qui n’avaient pas de conviction réelle, ceux qui suivaient le mouvement et ont manqué de courage. Ce jour-là, des personnes savaient et je regrette que certains agents qui m’appelaient tous les jours avant la liste pour me parler de leurs joueurs n’aient pas eu le courage de me prévenir », a détaillé le consultant de L’Equipe du Soir, qui sait que cette affaire restera comme l’un des pires moments de l’histoire du football français…

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