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L1 : L’OL, Amiens et Toulouse déboutés, Didier Roustan est perplexe

Suite à l’arrêt définitif de la Ligue 1, demandé par l’Etat français puis voté par la LFP il y a trois semaines, certains clubs avaient intenté des recours auprès de la justice.

Dans le championnat de France, Amiens, Toulouse et Lyon avaient attaqué la justice pour dénoncer une fin de saison trop hâtive tout en réclamant une Ligue 1 à 22 clubs. Mais les deux clubs relégués en L2 et la formation non-européenne via le classement au quotient, n’ont pas eu gain de cause. Puisque ce vendredi, la LFP a annoncé l’échec de ces trois clubs. « La LFP a pris connaissance avec satisfaction du rejet des recours introduits par l’Olympique Lyonnais, l’Amiens SC et le Toulouse FC devant le juge des référés du tribunal administratif de Paris. Celui-ci a logiquement retenu, par trois ordonnances rendues, que les décisions de portée générale prises par le Conseil d’administration de la Ligue le 30 avril dernier ne pouvaient être contestées que devant le Conseil d’État, qui est compétent pour connaître des actes de nature réglementaire pris par les autorités à compétence nationale telles que la LFP », a lancé la Ligue dans un communiqué. Une annonce qui dégoûte un peu Didier Roustan.

« Il y avait quand même quelque chose de mieux à trouver »

« Chaque club joue un peu sa peau, celle de ses salariés, de ses supporters, de sa région… Les recours étaient prévisibles. Mais après ce communiqué de la LFP, je vois qu’ils ont très peu de chances d’aboutir… Je ne suis pas étonné. Je comprends les discours des clubs. Ce n’est pas facile de défendre ses intérêts face à 40 clubs par visiophone. Même avec des intérêts divergents, il y avait quand même quelque chose de mieux à trouver. Cette histoire de L1 qui ne peut pas être à 22 clubs, on comprend pourquoi, car les clubs ne veulent pas partager le gâteau à 22 plutôt qu’à 20… Et que quatre descentes plus des barragistes pour la saison prochaine, ça fait plus peur. Mais une L1 à 22, c’était possible, car la situation est quand même exceptionnelle. Il suffisait juste d’avoir l’accord de la fédération et de changer les textes. Mais il fallait une volonté commune. Et rien que là-dessus, on aurait réglé un certain nombre de problèmes. Le calendrier surchargé, c’est une fausse excuse. On peut toujours trouver des solutions. Là, les gens s’arc-boutent. On peut comprendre Amiens. Toulouse, sportivement, c’est plus difficile, mais d’un côté, ils ont raison de jouer leur carte », a lâché le chroniqueur de L’Équipe du Soir, qui estime donc que le football français est bel et bien plongé dans une crise institutionnelle, financière et sportive…

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