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OM : Raymond Domenech refuse de cracher sur Zubizarreta

Alors qu’Andoni Zubizarreta a pris la porte avec pertes et fracas jeudi, certains suiveurs de l’Olympique de Marseille ne vont pas regretter longtemps le départ du directeur sportif.

Même si son travail n’a pas fait l’unanimité au sein du club phocéen, Andoni Zubizarreta aura quand même permis à l’OM de retrouver le droit chemin, et notamment sur la formation. Si son départ surprise pourrait désormais entraîner celui d’André Villas-Boas, son fidèle lieutenant, Jacques-Henri Eyraud se défend d’avoir poussé dehors le dirigeant espagnol. « Zubizarreta aurait pu rester. Dès l’automne dernier, je l’avais prévenu que je recruterais un directeur général chargé du football à la fin de la saison. Andoni pouvait tout à fait décider de rester et travailler avec cette personne. Cette saison se termine, donc cette personne va arriver et on a décidé d’un commun accord que nos chemins s’éloigneraient », a expliqué le président de l’OM sur RMC. S’il a donc fait les frais de la nouvelle organisation de l’OM, l’ancien DS du Barça gardera quand même une petite côte auprès de certains spécialistes, comme Raymond Domenech.

« Le point positif de son passage, c’est l’arrivée de Villas-Boas »

« Le bilan de Zubizarreta à l’OM ? C’est mitigé, il n’est pas catastrophique… Mais on ne peut pas dire qu’il a un bon bilan non plus… Car le directeur sportif a pour mission de construire un club, et l’avenir du club. Il doit se dire : ‘Je peux partir, l’avenir du club sera viable et continuera à vivre’. Le point positif de son passage, c’est l’arrivée de Villas-Boas. Ce duo a marché. L’OM est quand même qualifié pour la Ligue des Champions, même si les conditions sont particulières. Le bilan était mauvais jusqu’à l’année dernière, il devient passable grâce à la saison actuelle. Est-il responsable des gros problèmes financiers de l’OM ? Pas sûr… Mais le problème, c’est que l’OM ne peut pas être un club moyen, ils ne peuvent pas acheter des joueurs moyens. Marseille doit avoir un club de top niveau. Donc les investissements doivent être supérieurs. Faire des coups à droite, à gauche, ça ne peut pas être la politique de Marseille. L’OM a des moyens énormes, le club peut être vendu sans problème. Mais l’OM ne peut pas vivre petitement comme à l’heure actuelle, avec de petits transferts. Zubizarreta a donc été un peu coincé… », a lâché le chroniqueur de L’Équipe du Soir, qui estime donc que Zubizarreta n’est pas le premier responsable de la crise actuelle à l’OM. Suffisant pour faire coucou à Frank McCourt…

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