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Nice-OM : La commission n’a pas tranché, Vincent Duluc est déçu

Réunie mercredi soir, la commission de discipline de la Ligue de Football Professionnel a annoncé ses mesures après les incidents du match entre l’OGC Nice et l’Olympique de Marseille. Des sanctions peu sévères qui n’ont pas convaincu Vincent Duluc.

Plus de deux semaines après l’arrêt du match entre l’OGC Nice et l’Olympique de Marseille, en raison de l’envahissement du terrain, la commission de discipline a rendu son verdict. Parmi les décisions prises, le match sera à rejouer à huis clos et sur terrain neutre. Un coup dur pour le Gym, sanctionné de deux points de pénalité, dont un avec sursis, et de trois rencontres à domicile sans public. De son côté, le Marseillais Dimitri Payet s’en sort bien avec un match de suspension avec sursis. Contrairement à Alvaro Gonzalez, suspendu deux matchs, et au préparateur physique Pablo Fernandez écarté jusqu’au 30 juin. Mais toutes ces décisions restent insuffisantes pour Vincent Duluc, déçu de la commission de discipline.

La commission n’a froissé personne

« Elle a préféré considérer que tout le monde était un tout petit peu coupable, sauf Pablo Fernandez, au sujet duquel il n’y avait aucun doute : il était le moins connu, et donc le plus facile à suspendre longuement, a réagi le journaliste de L’Equipe. La commission n’a pas réellement puni les clubs, ni appliqué son règlement. Sa réponse à l’envahissement du terrain est de laisser à Nice une chance de prendre deux points au lieu de trois dans son match contre l’OM. Sa réponse au refus de reprendre le jeu de l’OM, ce que le règlement punit, est de lui donner quatre-vingt-dix minutes pour prendre trois points en partant de 0-0, au lieu d’un quart d’heure en étant mené 0-1. »

« Dans cette série de demi-mesures qui donnent une impression de faiblesse, ou de renoncement, la commission de discipline a pris des risques considérables pour l’avenir, peut-on lire dans l’édito. Elle a laissé, mercredi soir, trop de portes ouvertes. Trois matches à huis clos dont un délocalisé pour Nice : c’est cela frapper fort ? Payet quasi blanchi pour son double jet de projectile dans le public, au prétexte que sa réaction serait compréhensible face à la douleur : c’est autorisé si l’objet initialement reçu fait très mal, mais s’il fait un peu mal seulement, le joueur sera puni pour le même geste ? »

« Un verdict vaguement populaire »

« Même chose pour le refus de reprendre le match quand on est mené au score : où placer le curseur face au sentiment d’insécurité, et comment gérer ce précédent quand des supporters visiteurs menés au score chercheront le chaos ? Il fallait annoncer à la France du football que ce qui s’était passé était inacceptable et ne devait jamais se reproduire. La commission de discipline a préféré faire savoir qu’elle comprenait équitablement les victimes et les coupables. Elle a cherché un verdict vaguement populaire. Mais ce n’est pas ainsi qu’on maintient les valeurs d’une compétition, et que l’on restaure une image que cette soirée-là, dans toute l’Europe, avait gravement abîmée », a regretté Vincent Duluc.

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