Presse

PSG : Le fair-play financier menacé, le Qatar sabre le champagne

Déjugé par le Tribunal Arbitral du Sport dans l’affaire de Manchester City, le fair-play financier de l’UEFA a pris un gros coup sur la tête cette semaine.

Cet épisode marque-t-il la fin du fair-play financier ? Assurément, il est encore trop tôt pour tirer des conclusions définitives. Mais selon Vincent Chaudel, économiste du sport, il est clair que le système mis en place pour l’UEFA est imparfait, et que des clubs comme Manchester City ou le Paris Saint-Germain doivent avoir la possibilité d’investir en masse afin de concurrencer les plus grands clubs européens en Ligue des Champions.

Le fair-play financier « pas durable » ?

« Le sujet du fair-play financier est un sujet délicat. On en comprend la philosophie. Mais le système est imparfait. Si on l’applique de façon stricte, il fige les positions. Les clubs comme le Real Madrid, le Barça ou le Bayern ont tellement d’avance qu’on empêche d’autres concurrents de les rattraper. On se retrouve avec des compétitions comme la Ligue des champions, qui devient beaucoup moins incertaine. On a besoin d’avoir de nouveaux entrants, comme le PSG, Manchester City, pour redistribuer les cartes et recréer de l’incertitude. C’est le paradoxe du fair-play financier. Il est globalement bien pour l’économie immédiate du football, mais durablement, ça pose un problème » indique Vincent Chaudel dans L’Equipe, qui milite pour une limitation du nombre de contrat de joueurs par équipe. « Ça éviterait à certains clubs d’avoir 50 joueurs sous contrat. Avec la règle des joueurs formés localement et une DNCG européenne, on aurait un cocktail de mesures qui limiteraient les dérives. On a voulu régler trop de problèmes avec le FPF ». Assurément, le fair-play financier est plus menacé que jamais…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Bouton retour en haut de la page
Fermer