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OM : La belle déclaration d’Eric Di Meco à Bernard Tapie

Au lendemain du décès de Bernard Tapie, l’ancien président de l’Olympique de Marseille, l’émotion est encore grande du côté du Stade Vélodrome…

Dimanche, dès l’annonce de la mort de Bernard Tapie, de nombreux supporters marseillais ont afflué vers le Vélodrome. Sous une photo portrait du « Boss », des bougies, des fleurs et des messages de recueillement ont été déposés. Ce lundi matin, la direction de l’OM a décidé d’ouvrir le Vélodrome pendant trois jours pour réaliser un cahier de doléances, qui sera ensuite remis à la famille. En milieu de semaine, une chapelle ardente, avec le cercueil, sera dressée au coeur du stade phocéen, afin que Tapie rentre une dernière fois dans son jardin avant ses obsèques prévus vendredi prochain à la cathédrale de la Major. En attendant, les Marseillais continuent de pleurer celui qui restera « à jamais le premier ». Pour Eric Di Meco, la disparition de son ancien président, avec lequel il a notamment remporté la Ligue des Champions en 1993, est très dure à vivre…

« Quel monstre ! »

« La journée de dimanche a été dure. C’est huit ans de ma vie. On s’attendait à ce qu’il parte, puisqu’on avait des nouvelles pas très bonnes. Moi, j’ai une relation particulière avec lui. Ça a toujours été mon patron. Je l’ai toujours appelé ‘président’, je l’ai toujours vouvoyé. Il a même parfois été dur avec moi. Je suis parti de l’OM en conflit avec lui. On ne s’est plus parlé pendant un long moment et on s’est recroisé en vacances en Tunisie. On a repris contact à ce moment-là. J’ai eu beaucoup de chance de croiser cet homme-là et de travailler avec lui. Parce qu’il y a des hommes qui sortent de l’ordinaire et lui en faisait partie. Je ne garde en souvenir que les bons côtés parce qu’avant son arrivée en 1986, le club végétait. On luttait pour ne pas descendre. Ma vie a changé avec son arrivée. S’il ne vient pas à l’OM, je ne fais pas la même carrière et je n’aurais pas la même vie aujourd’hui. Il y a aussi sa personnalité. S’il avait été gourou, il aurait eu une secte avec des millions d’adeptes, tellement il était fort. Il a compris le foot plus vite que les mecs qui baignaient dedans depuis leur plus tendre enfance. Être au contact d’un homme comme lui, c’est une chance. La manière dont il s’est comporté dans son combat contre le cancer, ça l’a rendu humain. Il a continué à m’inspirer. On sait qu’on peut être confronté à la maladie dans la vie. Si un jour il m’arrive un truc, j’espère être aussi digne que lui. Quel monstre ! », a lancé le consultant de RMC, dans un discours rempli de larmes…

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