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OM : Marseille ferme la porte aux jeunes, Di Meco est dégoûté

Alors que le centre de formation fait partie de son projet, l’Olympique de Marseille n’intègre que peu de jeunes à son effectif professionnel. Pour Eric Di Meco, cette politique est totalement incompréhensible.

Ce n’est pas un hasard si Niels Nkounkou et Isaac Lihadji ont préféré quitter l’Olympique de Marseille cet été. Contrairement à Boubacar Kamara ou Maxime Lopez, les deux partants ont estimé que leur progression serait meilleure à Everton et à Lille. Mais comment expliquer ce phénomène alors que le club phocéen fait de son vivier l’un des piliers de son projet ? Dans un échange avec Nasser Larguet, responsable du centre de formation, et le directeur sportif Pablo Longoria, Eric Di Meco a donné son opinion.

« Le constat est le même qu’à l’époque où j’y étais, a confié l’ancien Marseillais sur RMC. Pour avoir un bon centre de formation, il faut avoir le meilleur produit possible à l’entrée du centre de formation, c’est-à-dire le premier choix des jeunes qui sont identifiés. Il ne faut plus qu’ils passent entre les mailles du filet. Tous les clubs connaissent les meilleurs jeunes français. Le problème, c’est qu’il faut arriver à les attirer. Et pour les attirer, il faut que la vitrine, c’est-à-dire l’équipe première, fasse jouer des jeunes. Si mon fils avait été bon au foot, je ne l’aurais pas mis au centre de formation de l’OM parce que les jeunes ne jouaient pas. »

Perrin barré par la recrue Balerdi

« Les parents, quand ils regardent, ils veulent savoir si leur fils a une possibilité de jouer rapidement en équipe première, a souligné le consultant. (…) Les jeunes doivent gagner leur place ? Oui, mais ça c’est seulement valable quand on leur donne leur chance, et la plupart du temps, ils ne l’ont pas. Je donne l’exemple du petit Perrin qui a rendu service l’an dernier au-delà même de ce qu’on pouvait espérer. Et là cette année, au lieu de continuer à l’inclure de temps à temps pour le faire progresser, on va chercher un gamin à Dortmund qui a le même âge, qui n’a pas plus de vécu que lui en professionnel et qui va lui passer devant. Est-ce que c’est un bon message envoyé aux parents ? » Pour répondre à Di Meco, Longoria a évoqué la nécessité d’instaurer une concurrence.

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