Téléfoot

TV : Mediapro veut une ristourne de 200 ME, la LFP répond

En pleines négociations avec la Ligue de Football Professionnel, Mediapro cherche à obtenir une énorme ristourne sur le contrat des Droits TV…

Après avoir refusé de payer son versement du mois d’octobre, estimé à 172 millions d’euros, le groupe sino-espagnol a lancé une conciliation avec la LFP devant le tribunal de commerce de Nanterre. Grâce à celui-ci, Jaume Roures espère obtenir une baisse de 25 % sur le bail de cette saison 2020-2021, soit une réduction de 200 millions d’euros… En plus de cela, la maison mère de la chaîne Téléfoot a demandé une prolongation de son contrat jusqu’en 2026, avec la promesse d’un chèque annuel de 820 ME. Sauf que pour l’instant, la Ligue ne l’entend pas de cette oreille, comme l’explique Etienne Moatti.

« Une partie des droits serait remis sur le marché »

« La stratégie de la LFP, c’est de ne pas accepter de rabais unilatéral avec Mediapro. Car derrière, les autres diffuseurs obtiendraient le même pourcentage de rabais… Maintenant, en cas de rabais, Mediapro va devoir rendre une partie des droits. Peut-être que la solution peut passer par une recomposition, avec Mediapro qui payerait 200 ME de moins, mais qu’une partie des droits serait remis sur le marché à un prix moindre, pour Canal par exemple. Avec l’objectif d’arriver au final à une somme honorable pour la Ligue, et que tout le monde sorte un peu par le haut de cette histoire. L’affiche du dimanche soir sur C+ ? Ces derniers mois, Canal a refusé de racheter ce lot pour 330 ME à Mediapro. Maintenant, Canal a plus la main. Mais il faut trouver une conciliation pour que Mediapro ne lâche pas totalement le contrat non plus. Mediapro qui veut une prolongation jusqu’en 2026 ? Cela ne concernerait pas que Mediapro. Ce serait dans le cadre de la conciliation. Si tout le monde est d’accord, le contrat pourrait être prolongé. C’est l’une des solutions pour permettre d’avancer », a détaillé le journaliste de L’Équipe, qui estime donc que tout est encore possible d’ici au 7 décembre, date à laquelle le conciliateur Marc Sénéchal pourrait rendre son verdict.

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