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TV : La saignée continue à Canal+, sauf pour Pierre Ménès

Alors que la question autour des Droits TV en Ligue 1 commence à se reposer en vue de la saison prochaine, le service des sports de Canal+ est en train de sombrer…

Sur le terrain des Droits TV, Canal+ est le maître du jeu en Ligue 1, puisque la chaîne cryptée diffuse l’intégralité des matchs du championnat de France depuis plusieurs mois, et ce jusqu’à la fin de la saison. Mais à partir du prochain exercice, la donne sera différente, vu que C+ ne veut garder que deux ou trois affiches par journée. Enfin si la Quatre arrive à conserver une rédaction des sports… Car depuis la fin de l’année dernière et les départs mouvementés de Sébastien Thoen et Stéphane Guy, c’est l’hécatombe à Canal. En février, trois pigistes avaient pris la porte pour avoir signé la pétition soutenant Thoen. Mais ce n’était que le début.

Selon Les Jours, C+ vient de franchir une autre étape dans sa folie de licenciements, vu que « plusieurs journalistes du service des sports de Canal+ sont virés au prétexte qu’on les soupçonne d’être des sources » pour la presse. C’est notamment le cas de Nicolas Picquet et Solange Tricaud, deux membres de la Société des Journalistes de Canal. Une fausse excuse, puisque la direction continue simplement de virer ceux qui ont soutenu Thoen.

Pierre Ménès encore protégé ?

La semaine prochaine, cinq journalistes vont quitter C+, dont Agathe Roussel, l’ancienne directrice adjointe de la rédaction des sports. Une première étape, vu que la liste noire va encore s’allonger… Puisque Guillaume Priou va lui aussi prendre la porte pour avoir été le co-réalisateur du documentaire « Je ne suis pas une salope, je suis journaliste ! » de Marie Portolano. « Vincent Bolloré a été ferme, il veut virer tous ceux qui ne rentrent pas dans le rang, comme il l’a fait à i-Télé, il veut montrer que c’est lui le patron », a lancé un salarié.

Dans le même temps, personne ne comprend le traitement de faveur réservé à Pierre Ménès, coupable d’atteintes sexuelles sur deux anciennes collègues. « La direction, plutôt que de sanctionner les comportements réellement fautifs dont elle a parfaitement connaissance (ceux de Pierre Ménès) ou d’adopter un comportement conforme au droit et respectueux de ses salariés, cherche en réalité à décourager toute contestation de ses décisions, et toute prise de parole », ont lancé les élus du personnel lors du dernier CSE. En attendant, la rédaction des sports de Canal est donc au bord du gouffre… Ce qui n’est pas vraiment bon signe pour l’avenir des Droits TV en L1.

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