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TV : Plombé par l’IPTV, Mediapro s’en prend au gouvernement

Pour éviter de multiplier les abonnements, de nombreux amateurs de football choisissent de regarder les matchs via l’IPTV de manière illégale. Un véritable fléau pour les diffuseurs comme Mediapro.

Actuellement en procédure de conciliation avec la Ligue de Football Professionnel, Mediapro tente de se rattraper comme il peut. Le principal détenteur des droits TV de la Ligue 1 et de la Ligue 2 a bloqué le versement d’octobre en espérant revoir l’accord à la baisse. Il faut dire que la maison-mère de la chaîne Téléfoot se situe très loin de ses objectifs, avec un total de 600 000 abonnées contre les 3,5 millions espérés.

Pour expliquer cet échec, certains évoqueront la faible qualité de notre championnat. Quand d’autres souligneront le tarif mensuel à 25€90 jugé trop élevé. Ce qui explique pourquoi tant d’amateurs de foot choisissent la voie illégale avec l’IPTV (Internet Protocol Television, en anglais), ce fameux boîtier facilement accessible sur internet qui permet de regarder des milliers de chaînes payantes dans le monde via un simple abonnement à 60 € par an. Le calcul est vite fait quand on sait qu’un client de Téléfoot, Canal+, beIN Sports, RMC Sports et Eurosport doit payer environ 80€ par mois…

« C’est un vrai problème »

Du coup, les diffuseurs, qui estiment la perte annuelle à 500 M€, se sont réunis au sein de l’APPS (Association de protection des programmes sportifs) en 2017 et pensaient convaincre la justice de bloquer la diffusion via l’IPTV. Seulement voilà, le confinement a provoqué l’interruption de la rédaction du texte de loi, rapporte Ouest-France. Une décision « incompréhensible » selon la directrice juridique de beIN Sports Caroline Guenneteau. « Le gouvernement n’a pas identifié que c’est une priorité pour le secteur. C’est un vrai problème », critique un membre de Mediapro, sans doute le plus grand perdant dans cette affaire.

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