Vincent Duluc

L1 : Mediapro ou pas, Vincent Duluc pointe du doigt les présidents

Alors que la bataille entre Mediapro et la Ligue de Football Professionnel fait rage autour des Droits TV de la Ligue 1, les clubs français trinquent…

Le football tricolore traverse une crise économique sans précédent. Même si la LFP tente de sauver les meubles en faisant des emprunts bancaires, le retournement de veste de Mediapro, qui ne veut plus payer ses échéances, est en train de mettre tout le monde sur la paille. Ce qui était inévitable, selon Christian Gourcuff. « Regardez les transferts. On est dans une spirale de spéculation, d’emprunts. Mediapro ? Début août, une connaissance dans le milieu de l’audiovisuel m’avait dit que ça n’irait pas au-delà de Noël. Tout cela aurait pu être anticipé. Je ne sais pas comment ça s’est passé, mais le constat est là, avec la volonté de gagner toujours plus », a lancé l’entraîneur du FC Nantes en conférence de presse. Une déclaration que Vincent Duluc valide en partie.

« Le problème des présidents français, ce n’est pas le manque d’argent »

« La spéculation, la raison principale de la crise en L1 ? Pas que… Le championnat de France coûtait un milliard, il ne valait pas un milliard. D’abord les entraîneurs ne sont pas toujours blanc, il faut calmer un peu, ce sont souvent eux qui font pression pour avoir des joueurs au dernier moment et qui poussent leurs présidents à dépenser plus d’argent qu’ils en ont en fin de mercato. Le problème des présidents français, ce n’est pas le manque d’argent. En fait, ils ne savent pas dépenser cet argent… Depuis toujours, les bonnes générations en L1 ont émergé dans l’austérité : le grand Nantes des années 90, l’OL de Lacazette, Umtiti, Tolisso… Dépenser l’argent n’importe comment, ça fait office de politique sportive de la part des présidents qui n’ont pas vraiment de compétences. Le vrai problème du foot français aujourd’hui, ce sont ces présidents qui se sont trompés dans tous les sens et qui refusent de le reconnaître. Le milliard de Mediapro ne favorise pas les jeunes, ça permet surtout de surpayer des joueurs moyens. Ceux-là qui viennent en L1 pour de mauvaises raisons. Avec des contrats tellement haut qu’ils sont invendables, ce qui est le cas de Strootman à l’OM par exemple… Les Droits TV, c’est le seul modèle économique que l’on connaît en L1… C’est triste », a lancé, dans L’Equipe du Soir, le journaliste, qui pense donc que les présidents de clubs ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes dans cette crise Mediapro

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